Le couple qui s’est filmĂ© en train dâavoir un rapport sexuel dans une Ă©glise de Bree a Ă©tĂ© identifiĂ©, annonce le parquet dans un communiquĂ©. Tous deux ont Ă©tĂ© interrogĂ©s par la police et ont reconnu les faits. âC’Ă©tait stupideâ, ont-ils dĂ©clarĂ© Ă propos de leurs agissements, visionnĂ©s depuis par des dizaines de milliers de personnes.
La police a annoncĂ© mercredi quâelle avait ouvert une enquĂȘte pour outrage public aux mĆurs et diffusion de matĂ©riel pornographique aprĂšs la dĂ©couverte d’une vidĂ©o filmĂ©e dans lâĂ©glise Saint-Michel de Bree, dans le Limbourg. Sur les images, on voit un couple en train dâavoir un rapport sexuel sur lâautel. La vidĂ©o circule massivement sur les rĂ©seaux sociaux.
La fabrique dâĂ©glise concernĂ©e avait dĂ©posĂ© plainte Ă la police, laquelle a par la suite indiquĂ© quâelle prenait cette affaire trĂšs au sĂ©rieux.Â
Des dizaines de milliers de vues
Lâun des deux suspects s’est prĂ©sentĂ© lui-mĂȘme Ă la police. Tous deux ont Ă©tĂ© interrogĂ©s aujourdâhui et ont reconnu les faits, quâils ont qualifiĂ©s de âstupides.â Il faut dire que les noms du couple commençaient Ă circuler sur les rĂ©seaux sociaux.
Ils ont assurĂ© Ă la police quâils nâavaient jamais eu lâintention de diffuser ces images sur le net. La police ne prĂ©cise pas comment la vidĂ©o sâest retrouvĂ©e entre les mains de tiers, mais il ne sâagit visiblement pas dâun acte dĂ©libĂ©rĂ©. Les deux intĂ©ressĂ©s affirment quâils ne voulaient pas humilier la communautĂ© catholique, ni rĂ©aliser lâune des vidĂ©os pornographiques amateurs belges les plus regardĂ©es de tous les temps.
Copuler sur lâautel de lâĂ©glise n’Ă©tait pas prĂ©mĂ©ditĂ©, rĂ©pĂštent-ils. Ils disent avoir Ă©tĂ© pris dâune pulsion sexuelle Ă ce moment-lĂ . Par ailleurs, lâhomme nâa pas partagĂ© la vidĂ©o dans lâintention de nuire Ă sa partenaire.
âImmĂ©diatement aprĂšs leur audition, les deux suspects ont Ă©tĂ© dĂ©fĂ©rĂ©s devant un magistrat du parquet. Ce dernier les a sermonnĂ©s et leur a imposĂ© une procĂ©dure de mĂ©diation pĂ©nale en concertation avec le service des maisons de justice. Ils doivent tous deux suivre une formation qui les fait rĂ©flĂ©chir sur les faits commis et leur impactâ, explique le magistrat de presse, Jeroen Swijsen. Si le couple refuse de suivre ladite formation, il peut ĂȘtre renvoyĂ© devant le tribunal correctionnel.
âJe ne veux pas dâune rĂ©union privĂ©e avec des gens qui ont fait une telle choseâ
âDâautre part, cette procĂ©dure fait appel Ă un assistant de justice qui contacte les auteurs et les victimes en vue de parvenir Ă un accord. Ainsi, un signal clair est envoyĂ© Ă la sociĂ©tĂ© et aux suspects en mettant lâaccent sur la rĂ©paration du prĂ©judice pour les victimesâ, souligne le parquet du Limbourg.
Ernest Essers, prĂ©sident de la fabrique dâĂ©glise, n’exclut pas une telle mĂ©diation. âJe veux dâabord en discuter avec les membres du conseil et avec le doyen. En tout cas, il ne doit pas sâagir dâune conversation privĂ©e, des tĂ©moins doivent ĂȘtre prĂ©sents. Je ne veux pas dâune rĂ©union privĂ©e avec des gens qui ont fait une telle choseâ, prĂ©vient-il.
Le doyen Jaak Janssen se dit favorable Ă une procĂ©dure de mĂ©diation. âCe serait certainement dans lâesprit de la Bible. Le fait quâils aient avouĂ© est dĂ©jĂ un pas dans la bonne direction.â Au cours de la procĂ©dure de mĂ©diation, la victime peut demander une indemnisation. Le conseil de lâĂ©glise nâa pas encore examinĂ© cette question non plus, mais le doyen Janssen estime qu’ils pourraient en rester lĂ .
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