🇸🇳 Interprétation de la loi d’Amnistie : la société civile exige des concertations avant l’examen parlementaire

🇸🇳 Interprétation de la loi d’Amnistie : la société civile exige des concertations avant l’examen parlementaire

Alors que l’Assemblée nationale doit examiner ce mercredi la proposition de loi portant interprétation de la loi d’Amnistie, une vingtaine d’organisations de la société civile ont exprimé, ce mardi, leur opposition à une adoption précipitée du texte. Elles appellent à des concertations inclusives et à une interprétation qui ne compromette pas la justice équitable.

Un appel à la concertation avant toute décision

Ibrahima Kane, l’un des porte-paroles de ces organisations, a insisté sur la nécessité de rassembler toutes les parties prenantes avant d’examiner cette loi :

« Il est impératif que toutes les parties-prenantes se réunissent pour discuter de cette proposition de loi cruciale. »

Les organisations plaident pour que la loi d’Amnistie ne soit pas utilisée comme un outil de justice à géométrie variable, mais plutôt dans le respect du principe d’équité et de la recherche de la vérité.

Suspension demandée de l’examen parlementaire

Les organisations demandent au gouvernement et aux parlementaires de surseoir à l’examen du texte, le temps de mener un dialogue constructif. Elles estiment qu’une adoption précipitée risquerait d’entraver la lutte contre l’impunité et d’exclure des réparations essentielles pour les victimes.

Lutte contre l’impunité et indemnisation des victimes

Outre la transparence dans l’interprétation de la loi, les organisations insistent sur la nécessité d’indemniser les victimes et de réparer intégralement les préjudices subis.

« Les victimes doivent pouvoir accéder à des compensations adéquates pour leurs souffrances », a déclaré Ibrahima Kane.

Elles demandent également des réformes afin de prévenir de nouvelles crises et garantir qu’aucun abus ne se répète.

Création d’un espace d’écoute pour les victimes et la société civile

Enfin, ces acteurs de la société civile militent pour la mise en place d’un cadre où les voix des victimes, de la société civile et des autres acteurs sociaux seraient pleinement entendues et prises en compte dans les décisions politiques et législatives.

Cette opposition risque d’alimenter le débat parlementaire et de peser sur l’issue du vote prévu demain.