🧠 Les serveurs de ChatGPT en difficulté face à la frénésie des images style Ghibli

🧠 Les serveurs de ChatGPT en difficulté face à la frénésie des images style Ghibli

La popularité des images générées par ChatGPT dans le style du Studio Ghibli a provoqué une affluence massive d’utilisateurs, mettant à rude épreuve les serveurs d’OpenAI.

Un engouement sans précédent

La tendance a explosé sur les réseaux sociaux, où des millions d’internautes ont partagé des illustrations inspirées du célèbre studio japonais, à l’origine de classiques comme Le Voyage de Chihiro et Mon voisin Totoro. Le nombre moyen d’utilisateurs actifs hebdomadaires a ainsi franchi les 150 millions, un record cette année selon Similarweb.

L’ampleur du phénomène a été soulignée par Sam Altman, PDG d’OpenAI, qui a déclaré : « Nous avons gagné un million d’utilisateurs en une heure », une progression fulgurante comparée aux cinq jours qu’avait pris ChatGPT pour atteindre ce chiffre après son lancement initial.

Une surcharge des serveurs

L’afflux massif d’utilisateurs a provoqué des ralentissements et une surcharge des serveurs, particulièrement après la mise à jour du modèle GPT-4o, qui améliore les capacités de génération d’images. Selon SensorTower, les téléchargements de l’application ChatGPT ont bondi de 11 %, tandis que les revenus liés aux achats intégrés ont progressé de 6 % en une semaine.

Face à cette montée en charge, Altman a ironisé sur la situation : « C’est super de voir les gens adorer les images dans ChatGPT, mais nos processeurs graphiques fondent ».

Un flou juridique autour du style Ghibli

L’essor des images générées par l’IA pose également la question du droit d’auteur. Selon Evan Brown, avocat spécialisé en propriété intellectuelle, « le cadre juridique autour des styles artistiques reste incertain, les droits d’auteur protégeant généralement des œuvres spécifiques plutôt que des styles en tant que tels ».

Le Studio Ghibli n’a pas réagi officiellement, mais les anciens propos de Hayao Miyazaki, cofondateur du studio, refont surface. En 2016, il exprimait son rejet des images générées par IA, déclarant : « Je suis profondément dégoûté. Je ne souhaiterais absolument pas intégrer cette technologie à mon travail. »

En attendant, l’engouement ne faiblit pas, et OpenAI doit désormais relever le défi technique de cette popularité virale.