Vaccination obligatoire déguisée : le projet de loi sur les urgences sanitaires reporté

Vaccination obligatoire déguisée : le projet de loi sur les urgences sanitaires reporté

La possibilité de voir conditionnés certains déplacements à la vaccination a suscité la polémique après la présentation du texte en Conseil des ministres, lundi.

Lundi, il avait suscité une levée de boucliers dans l’opposition. Le projet de loi controversé instituant un régime pérenne de gestion des urgences sanitaires en cas de future pandémie ne sera finalement pas examiné par le Parlement « dans les prochains mois, avant d’être sorti de la crise », a annoncé mardi soir sur TF1 le ministre de la Santé, Olivier Véran. 

La possibilité de voir conditionnés certains déplacements à la vaccination, évoquée dans ce projet de loi présenté lundi en Conseil des ministres, a suscité des réactions enflammées de l’opposition, qui redoute une restriction des libertés. 

« Ce texte n’a pas du tout vocation à envisager la vaccination obligatoire contre le coronavirus », a assuré Olivier Véran. Mais, « parce qu’il faut de la confiance pour que les Français se fassent vacciner librement (…), le gouvernement ne proposera pas ce texte devant le Parlement avant plusieurs mois, avant d’être sorti de la crise ». « Le débat est clos », a-t-il estimé. 

« Une forme d’inégalités entre citoyens »

Le sujet est sensible : selon un récent sondage, 59% des Français n’ont pas l’intention de se faire vacciner contre le coronavirus. Le président Emmanuel Macron et le gouvernement ont, ces dernières semaines, assuré très clairement que la vaccination anti-Covid, qui débute dimanche, ne serait pas obligatoire. 

Aussi, les réactions sont-elles virulentes et alimentent une nouvelle polémique après celle née du texte sur la « sécurité globale », accusé lui aussi de restreindre les libertés. « De façon sournoise, ce texte envisage non pas de rendre la vaccination obligatoire, mais d’empêcher toute vie sociale aux personnes qui ne le seraient pas », avait affirmé la présidente du RN Marine Le Pen en dénonçant une « mesure d’essence totalitaire ». 

« Alors que l’exécutif avait indiqué que la vaccination ne serait pas obligatoire, il dépose un projet de loi qui conditionne nos déplacements à celle-ci, introduisant une forme d’inégalité entre citoyens, ce qui me semble problématique au regard de nos principes républicains », avait aussi pointé dans un communiqué le député LR du Vaucluse Julien Aubert.

Avec L’Express

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