Au moins 40 morts dans les raids israéliens à Gaza, le plus lourd bilan quotidien

Au moins 40 morts dans les raids israéliens à Gaza, le plus lourd bilan quotidien

Au moins 42 Palestiniens, dont huit enfants, ont été tués dimanche dans des frappes israéliennes sur la bande de Gaza, ont indiqué les autorités. Au total, plus de 220 personnes, des Palestiniens pour la plupart, ont été tuées dans la région depuis une semaine.

Dans la bande de Gaza, 192 Palestiniens, dont 58 enfants, ont péri dans les raids de l’armée israélienne, selon un dernier bilan palestinien. De même source, 1230 Palestiniens ont été blessés depuis le déclenchement de ce nouveau cycle de violences entre l’armée israélienne et les groupes palestiniens.

Plus tôt, l’armée israélienne a indiqué avoir mené dimanche une frappe sur le domicile du chef du bureau politique du Hamas dans la bande de Gaza, Yahya Sinouar. On ignore dans l’immédiat le sort de ce haut dirigeant.

3000 roquettes tirées vers Israël

Israël fait par ailleurs face au rythme le plus élevé de roquettes jamais tirées vers son territoire, dans le nouveau conflit avec les groupes armés palestiniens de la bande de Gaza que contrôle le Hamas, a indiqué de son côté l’armée israélienne.

Depuis le 10 mai, les groupes armés de Gaza ont lancé environ 3000 roquettes vers Israël, battant ainsi le rythme des tirs lors d’une escalade en 2019 et de la guerre de 2006 contre le Hezbollah au Liban. Ces tirs ont tué 10 personnes, dont un enfant, et blessé 540 autres.

Les hostilités se sont également étendues au territoire israélien, théâtre d’affrontements entre Juifs et Arabes dans des villes mixtes, et à la Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967, où des heurts avec l’armée israélienne ont fait depuis le 10 mai 19 morts palestiniens, selon un bilan palestinien. Une personne a aussi été tuée au sud du Liban.

La polémique se poursuite aussi sur l’immeuble abritant Al-Jazeera et AP à Gaza que l’armée israélienne a complètement détruit samedi. Les deux médias se sont dits choqués et ont dénoncé une volonté de « faire taire les médias ». Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a de son côté estimé que cette cible était « parfaitement légitime », car le bâtiment abritait également « un bureau de renseignement pour l’organisation terroriste palestinienne (…) qui prépare et organise des attaques terroristes contre des civils israéliens ».

Attaque à la voiture bélier à Jérusalem

A Jérusalem-Est, une attaque à la voiture bélier visant des forces de sécurité israélienne a fait au moins sept blessés, dont quatre policiers, dimanche après-midi, selon la police et des secouristes.

La police israélienne a indiqué avoir « neutralisé » l’assaillant sans préciser son identité, ni indiqué s’il avait été tué ou blessé.

De nombreux policiers sont déployés dans la Ville sainte qui a été le théâtre de manifestations et d’affrontements entre les forces de l’ordre et des Palestiniens s’opposant à la possible expulsion de familles locales.

Réunion de l’ONU

Alors que les appels internationaux à la cessation des hostilités se multiplient, une réunion virtuelle du Conseil de sécurité de l’ONU a lieu ce dimanche. Les affrontements au Proche-Orient doivent « cesser immédiatement » car ils risquent « de déclencher une crise sécuritaire et humanitaire incontrôlable » dans la région, a averti en ouverture le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres. « Le carnage a continué aujourd’hui. Ce cycle insensé d’effusion de sang, de terreur et de destruction doit cesser immédiatement », a-t-il insisté.

Selon des diplomates, une déclaration du Conseil est négociée en parallèle mais l’appui à un texte des Etats-Unis, qui s’y sont refusés depuis une semaine, restait incertain dimanche matin.

Le ministre palestinien des Affaires étrangères, Riyad Al-Maliki, a vivement dénoncé devant le Conseil « l’agression » d’Israël contre « le peuple » palestinien et ses « lieux saints ». « Certains ne veulent pas utiliser ces mots – crimes de guerre et crimes contre l’humanité – mais ils savent que c’est la vérité », a-t-il dit, en critiquant « la politique coloniale » des Israéliens.

De son côté, un émissaire américain, Hady Amr, doit rencontrer dans la journée des dirigeants israéliens à Jérusalem et des responsables palestiniens en Cisjordanie occupée.

Source : RTS.CH

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