🇺🇲 Les États-Unis annulent tous les visas des ressortissants du Soudan du Sud

🇺🇲 Les États-Unis annulent tous les visas des ressortissants du Soudan du Sud

Les États-Unis ont annoncé, samedi, l’annulation de tous les visas accordés aux citoyens sud-soudanais. La décision, prise dans le cadre de la politique migratoire de Donald Trump, sanctionne le refus du Soudan du Sud de reprendre ses ressortissants expulsés.

Une mesure radicale aux conséquences immédiates

Dans un communiqué officiel, le secrétaire d’État américain Marco Rubio a annoncé que « tous les visas détenus par les porteurs de passeports du Soudan du Sud » sont révoqués avec effet immédiat. Washington cessera également de délivrer de nouveaux visas aux ressortissants de ce pays africain.

C’est la première fois depuis le retour au pouvoir de Donald Trump, le 20 janvier dernier, qu’une telle mesure s’applique à l’ensemble des citoyens d’un État. Elle marque une nouvelle étape dans la politique de fermeté du président républicain à l’égard de l’immigration.

Washington accuse Djouba de non-coopération

Les autorités américaines reprochent au gouvernement de transition sud-soudanais de refuser de reprendre ses ressortissants visés par des mesures d’expulsion. « Il est temps que le gouvernement de transition du Soudan du Sud cesse de tirer profit des États-Unis », a déclaré Marco Rubio, évoquant la « sécurité nationale et la sûreté publique » comme fondements de cette décision.

Il a également souligné que « tout pays doit accepter de reprendre promptement ses citoyens lorsqu’un autre pays, y compris les États-Unis, veut les expulser ».

Des tensions diplomatiques sur fond de crise intérieure

Cette mesure intervient alors que le Soudan du Sud traverse une période d’instabilité politique inquiétante. Selon l’ONU, le pays court un risque élevé de replonger dans la guerre civile. Depuis son indépendance en 2011, il est confronté à des violences récurrentes. La guerre civile entre 2013 et 2018 a causé près de 400 000 morts et déplacé environ 4 millions de personnes, malgré l’accord de paix signé il y a six ans.

Washington affirme rester « prêt à revoir cette politique lorsque le Soudan du Sud sera pleinement coopératif », mais pour l’heure, les relations entre les deux pays semblent se tendre davantage.

Une politique migratoire durcie

Cette décision rappelle les premières mesures migratoires mises en place par Donald Trump lors de son précédent mandat. En 2017, il avait signé un décret interdisant l’entrée sur le sol américain aux ressortissants de plusieurs pays majoritairement musulmans, dont la Libye, la Syrie, le Soudan ou encore l’Iran. Le Soudan du Sud, jusque-là épargné, entre désormais dans le viseur de la nouvelle administration.