🇭🇺 La Hongrie annonce son retrait de la Cour pénale internationale

La Hongrie a officiellement annoncé son départ de la Cour pénale internationale (CPI), une décision qui s’inscrit dans un contexte de tensions croissantes autour du tribunal international.
Une décision politique assumée
Jeudi, Gergely Gulyas, directeur de cabinet du Premier ministre Viktor Orban, a déclaré sur Facebook que la Hongrie quittait la CPI et que le gouvernement entamerait la procédure de retrait conformément au cadre légal international. Cette annonce intervient alors que Budapest critique de longue date une institution jugée “politiquement biaisée”.
La décision hongroise suit l’exemple des États-Unis sous Donald Trump, qui avaient imposé des sanctions à la Cour en février, dénonçant des “actions illégitimes et sans fondement” à l’encontre de Washington et d’Israël.
Un départ aux conséquences juridiques limitées
Conformément aux règles du Statut de Rome, le retrait d’un État de la CPI ne prend effet qu’un an après le dépôt officiel du dossier auprès du secrétariat général de l’ONU. À ce jour, seuls deux pays avaient officiellement quitté la CPI : le Burundi et les Philippines.
La Hongrie avait signé le Statut de Rome en 1999 et l’avait ratifié en 2001 sous le premier mandat de Viktor Orban. Toutefois, Budapest n’avait pas validé la convention associée, invoquant des raisons de constitutionnalité, ce qui lui permet aujourd’hui de contester l’autorité de la Cour.
Un soutien affiché à Israël
L’annonce hongroise coïncide avec la visite à Budapest du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, visé depuis novembre 2024 par un mandat d’arrêt de la CPI. La Hongrie, fidèle alliée d’Israël, avait immédiatement condamné cette décision, la qualifiant de “honteuse”.
En accueillant Netanyahu, Viktor Orban réaffirme son opposition à la CPI et son engagement envers Israël, qui a salué la “clarté morale” de la Hongrie dans cette affaire.
De son côté, la Cour pénale internationale a rappelé que Budapest avait une “obligation légale” en tant qu’État signataire du Statut de Rome et une “responsabilité envers les autres États parties” pour exécuter ses décisions.