Lors d’une session à l’Assemblée nationale ce jeudi 25 juin 2026, les députés de la diaspora ont interpellé le gouvernement concernant la montée des tensions en Afrique du Sud. Face aux inquiétudes soulevées pour la sécurité des ressortissants, le ministre des Affaires étrangères, Cheikh Niang, a détaillé la position et la stratégie de l’État.
Des actes de violence signalés à Johannesburg et Witbank
Lors des débats, un élu de la diaspora a souligné que les ressortissants sénégalais subissent des « émeutes importantes » depuis mars 2026, particulièrement dans les villes de Johannesburg et Witbank. Selon ce parlementaire, plus de 200 Sénégalais se trouveraient actuellement dans une situation de vulnérabilité au sein de ces localités.
Face à cette situation, le député a formulé une requête directe à l’exécutif : « Je demande au Président de la République ou au gouvernement d’interpeller ou de convoquer l’ambassadeur d’Afrique du Sud à Dakar, pour qu’il nous explique la situation ». Il a également suggéré que le Sénégal s’inspire des mesures de rapatriement mises en place par d’autres pays du continent, tels que la Namibie ou le Nigeria, pour secourir leurs ressortissants en difficulté.
La réponse et les recommandations du ministère des Affaires étrangères
Le ministre de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, Cheikh Niang, a répondu à ces interpellations en s’appuyant sur les rapports fournis par l’ambassadeur du Sénégal en Afrique du Sud. Il a affirmé que « les Sénégalais ne sont pas ostracisés » et qu’ils « ne sont pas ciblés » en tant qu’entité nationale lors de ces troubles.
Le représentant du gouvernement a néanmoins reconnu que cette instabilité engendre une « nuisance » réelle pour la communauté sénégalaise. Cette situation se traduit notamment par une « perte de revenus » causée par la fermeture forcée des boutiques pendant les périodes de tensions. Dans l’immédiat, Cheikh Niang a prôné une stratégie de discrétion, conseillant aux compatriotes sur place de « ne mener aucune action ostentatoire » afin de ne pas attirer l’attention de groupes hostiles.
Enfin, le ministre a assuré que l’État maintient un « suivi régulier quotidien » de l’évolution de la situation. Il a promis que si le climat sécuritaire venait à atteindre un « niveau critique », les autorités prendraient alors leurs « responsabilités » pour protéger les citoyens sénégalais.




