️⚽️ Scandale à la CAN: l’arbitre de Mali-Tunisie siffle deux fois la fin du match avant la 90e

️⚽️ Scandale à la CAN: l’arbitre de Mali-Tunisie siffle deux fois la fin du match avant la 90e

Fin de match rocambolesque à la Coupe d’Afrique des Nations. Le match entre la Tunisie et le Mali a été arrêté deux fois trop tôt. D’abord à la minute 85e minute, rendant fou de rage les Aigles de Carthage, puis quelques secondes avant la fin du temps réglementaire. Les esprits se sont échauffés et l’arbitre Janny Sikazwe et ses assistants ont dû être escortés dans les vestiaires par la police. Finalement, une demi-heure plus tard, le quatrième arbitre a décidé de faire jouer les trois minutes restantes. Cependant, la Tunisie, désemparée, ne s’est pas manifestée et le Mali a été déclaré vainqueur.

Scènes totalement surréalistes lors de Mali-Tunisie. L’arbitre de la rencontre a sifflé une première fois la fin du match à la 85e minute. Après une série de discussions, Janny Sikazwe, qui arbitre sa cinquième CAN, a pris conscience de son erreur. Il a transformé ce coup de sifflet trop précoce en pause fraîcheur et a fait reprendre le match.

Mais il l’a arrêté pour de bon à quelques secondes de la fin de la 90e minute, avant même le début d’un hypothétique temps additionnel. Cette fois, c’est toute la délégation tunisienne qui est devenu furieuse, le sélectionneur Mondher Kebaier agitant frénétiquement sa montre sous le nez des officiels. Le quatuor arbitral a dû sortir sous escorte de la sécurité face à la colère des Aigles de Carthage.

Les Tunisiens ne se présentent pas pour la reprise

Mais cette fin match surréaliste a connu un nouveau rebondissement une demi-heure après le dernier coup de sifflet de l’arbitre. Alors que le sélectionneur national du Mali, Mohamed Magassouba, donnait sa conférence de presse, des responsables de la CAF (Confédération africaine de football, ndlr) sont entrés dans la salle pour annoncer que le match allait reprendre pour trois minutes. Cette fin de rencontre n’était pas dirigé par Sikazwe, mais par le quatrième arbitre qui a été désigné comme remplaçant.

Mais finalement, les joueurs tunisiens ont refusé de sortir des vestiaires. Ceux du Mali, eux, étaient présents. Le quatrième arbitre n’a d’autre choix que de mettre fin au match, cette fois pour de bon. Pour le moment, le Mali a donc officiellement remporté la rencontre, mais la Tunisie pourrait ne pas en rester là et porter réclamation après une situation totalement inédite. 

Entre les minutes les deux coups de sifflet finaux, il y a eu une intervention très contestable de l’arbitre. Ce dernier a donné un carton rouge au Malien El Bilal Touré pour une faute relativement légère. Le VAR est intervenu, mais Sikazwe a maintenu sa décision à la surprise générale.

Le sélectionneur tunisien dénonce “une décision inexplicable”

Le sélectionneur de la Tunisie, Mondher Kebaier, a qualifié “d’inexplicable” la décision de l’arbitre du match. “Il nous prive pratiquement de sept ou huit minutes de temps additionnel. Sa décision est inexplicable”, a dénoncé le sélectionneur en conférence de presse après la rencontre.

L’arbitre zambien Janny Sikazwe “siffle la fin du match, il nous demande d’aller aux vestiaires, les joueurs font un bain de glace pendant 35 minutes et après il vient et nous demande de revenir sur le terrain? Ça fait presque 30 ans que je suis dans ce domaine et je n’ai jamais vu une situation pareille”, a repris le technicien. “Je n’arrive pas à comprendre comment il a pris cette décision. On va voir les décisions qui vont suivre après”.

L’arbitre suspendu en 2018 pour “suspicion de corruption”

Janny Sikazwe arbitre sa cinquième CAN, il a également participé à la Coupe du monde 2018 et arbitré des finales de coupes africaines des clubs.

Ce n’est pas la première fois qu’il est au centre d’une polémique. Lors de la CAN-2019, le sélectionneur du Sénégal Aliou Cissé avait dénoncé son arbitrage “catastrophique” lors de la défaite en phase de poules contre l’Algérie. Il lui reprochait notamment un pénalty non sifflé.

Il avait été suspendu en 2018 après un match de Ligue des champions d’Afrique où il officiait, pour “suspicion de corruption”, selon le communiqué de la CAF à l’époque. Mais faute d’éléments probants, cette suspension avait été levée.

© REUTERS
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