Trois individus – M. Niang, A. K. Diop alias « Saloum Saloum » et E. Diassy – ont été placés sous mandat de dépôt à la Maison d’arrêt de Mbour le lundi 25 novembre 2025. Ils sont poursuivis pour « association de malfaiteurs, séquestration et viol collectif » après avoir retenu et agressé sexuellement à plusieurs reprises une femme mariée de 28 ans souffrant de déficience mentale, du 10 au 13 novembre 2025 à Saly Cristal (Mbour).
Un calvaire de trois jours dans une chambre de fortune
Le 10 novembre 2025, la victime, S. Kane, quitte précipitamment le domicile conjugal à Mbour, apeurée par une possible dispute avec sa belle-famille après avoir utilisé une somme d’argent qui lui avait été confiée. Désorientée et vulnérable, elle erre dans les rues jusqu’à croiser M. Niang vers 18 heures.
L’homme lui propose de l’accompagner et l’emmène dans une chambre qu’il partage avec ses deux complices à Saly Cristal. De lundi soir à jeudi matin, la jeune femme est séquestrée et violée à tour de rôle par les trois hommes, dans des conditions sordides.
Le 13 novembre vers 10 heures, les agresseurs la libèrent. Épuisée, couverte de bleus et souffrant de fortes douleurs abdominales, elle parvient à rentrer chez elle. Alertée par son état, sa famille l’emmène immédiatement à l’hôpital Thierno Mouhamadoul Mansour Barro de Mbour. Le certificat médical constate « de multiples déchirures hyménales » et des lésions compatibles avec des viols répétés.
Reconnaissance fortuite au commissariat et aveux
La belle-famille dépose plainte contre X au commissariat de Saly Portudal. Le lendemain, coup de théâtre : alors que la victime se rend au poste pour les besoins de l’enquête, elle reconnaît formellement M. Niang, interpellé la veille pour ivresse publique manifeste lors d’une opération de sécurisation.
Confronté, il nie d’abord avant de reconnaître des rapports sexuels, invoquant un « consentement » et accusant ses deux colocataires. Une perquisition dans la chambre confirme point par point le récit de la victime.
A. K. Diop et E. Diassy sont arrêtés quelques jours plus tard. Lors de leurs auditions, les trois hommes finissent par avouer la séquestration et les viols collectifs répétés, tout en affirmant ignorer que la victime était mariée et souffrait de déficience mentale.
Mandat de dépôt pour crime
Déférés au parquet de Mbour le 24 novembre, les trois mis en cause ont été placés sous mandat de dépôt le lendemain. Ils risquent la réclusion criminelle à perpétuité pour viol en réunion sur personne vulnérable et séquestration.
Cette affaire, révélée par L’Observateur, choque la petite station balnéaire de Saly et relance le débat sur la protection des personnes en situation de handicap mental dans les zones touristiques et populaires de la Petite Côte.




