Orange Money vs Wave : Les prestataires font les frais d’une bataille de géants

Orange Money vs Wave : Les  prestataires font les frais d’une bataille de géants

À bout de souffle, le cadre permanent de concertation des prestataires de transfert d’argent (2CP) sonne l’alerte. Les membres du cadre, regroupant le Réseau national des prestataires de transfert d’argent (Renapta), l’Association sénégalaise des acteurs du transfert d’argent (Asata) et la Fédération nationale des prestataires du transfert d’argent (FNPTA), sont montés au créneau.

« Victimes de la guerre entre Orange Money et Wave »

« L’heure est grave ! Vraiment grave ! Nous l’avions déploré depuis toujours, et ce que nous craignions est arrivé malheureusement : la perte de notre outil de travail. Nous avons toujours exprimé nos craintes par rapport à la rude concurrence déloyale que se mènent les opérateurs du transfert d’argent », disent-ils.

D’ailleurs, « entre 2020 et 2021, plus de 3.000 prestataires ont disparu, plus de 3.000 points ont fermé et d’ici trois mois 3.000 points vont aussi fermer », estime le président de l’Asata, Malick Dione.

Même si Dione et Cie soutiennent qu’ils « ne visent particulièrement aucun opérateur », ils ont tout de même mentionné qu’ils vont « tourner le dos à Wave » car « cet opérateur les exploitent ». Le problème se situe au niveau des commissions que les prestataires sont censés recevoir mais qu’ils ne voient pas. Wave, pointé du doigt, n’honore pas les prestataires car ces derniers assurent que cette entreprise de transfert d’argent ne respecte pas leurs droits. Les frais d’envoi et/ou retrait qui s’élèvent à 1 % n’arrangent pas les acteurs du domaine.

Selon eux, la concurrence entre Wave et Orange Money les met dans une très mauvaise posture car les nouvelles tarifications réduisent à néant leur travail.

En réponse, 2CP a mis une grille tarifaire de frais de services que ses membres comptent appliquer à partir d’aujourd’hui. Ces frais sont une solution temporaire au combat qu’ils mènent en attendant de voir la réaction de l’État qui doit trancher.

Source : Emedia

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