Après un marathon législatif de près d’un mois, l’Assemblée nationale a adopté vendredi la loi de finances 2026. Le budget, d’un montant record de 7 433 milliards de FCFA, s’accompagne d’un changement de méthode salué par le Président de l’hémicycle, El Malick Ndiaye, qui voit dans cette législature l’avènement d’un Parlement « plus actif » et plus critique vis-à-vis de l’Exécutif.
L’examen du budget a mobilisé les députés dans un rythme intense, avec 26 séances de commissions élargies tenues entre le 6 et le 21 novembre 2025, pour une moyenne quotidienne de 15 heures de travail. Ces travaux ont permis de passer au crible 119 programmes budgétaires issus de 25 départements ministériels.
La triple rupture
El Malick Ndiaye a insisté sur la nouvelle dynamique de l’Assemblée, caractérisée par une triple rupture :
- Méthodes : Plus de transparence et un contrôle renforcé du gouvernement.
- Esprit : L’institution « n’accompagne plus, mais interroge, propose et corrige » l’action gouvernementale.
- Rapport aux citoyens : Vers une démocratie plus accessible et redevable.
Le Président a souligné que l’assiduité, malgré un taux de présence global de 80 %, témoigne d’un « engagement réel au service de la nation », malgré un taux d’absentéisme qui reste préoccupant.




