Le Premier ministre Ousmane Sonko a présidé, ce lundi, une importante réunion gouvernementale consacrée au pilotage de l’Agenda stratégique « Sénégal 2050 ». À cette occasion, il a exposé les grandes orientations de son plan de redressement national et fixé huit nouvelles règles destinées à encadrer l’action des membres du gouvernement.
Une feuille de route actualisée et des rapports trimestriels exigés
Au cœur des exigences : un suivi rigoureux des engagements internationaux et présidentiels, avec des rapports d’étape exigés chaque trimestre. Chaque ministère est également appelé à actualiser sa feuille de route avant la fin du mois de juillet, afin de se conformer aux nouveaux objectifs définis par l’exécutif.
Ousmane Sonko a cité plusieurs départements stratégiques – Transports, Industrie, Justice, Intérieur – pour lesquels il attend un plan détaillé de mise en œuvre des conclusions issues des États généraux et autres initiatives majeures.
Fin de l’inaction et des blocages administratifs
Le Premier ministre a martelé que la mobilisation autour du plan de redressement national doit être totale. Ce plan sera présenté au Conseil des ministres dans les prochains jours, avant une communication publique.
Il a également décrété la fin des courriers sans suite, souvent à l’origine du blocage de projets structurants. Tous les projets financés et en cours devront être accélérés, tandis que ceux mûrs et déjà inscrits dans la loi de finances rectificative (LFR) seront immédiatement lancés. Une task force sera constituée pour débloquer les projets encore en attente.
Un pilotage rigoureux et des responsabilités identifiées
Ousmane Sonko a insisté sur la nécessité d’un pilotage méthodique, rigoureux et transparent, avertissant :
« Chaque blocage aura un responsable identifié ; chaque projet un échéancier précis ; chaque ministre une feuille de route claire, suivie et évaluée. La parole de l’État engage, il faut la traduire en actes avec méthode, exigence et efficacité. »
Une déclaration ferme qui marque un tournant dans la gouvernance gouvernementale et annonce une accélération des réformes sous le sceau de la responsabilité et de la performance.




