Le parti Pastef – Les Patriotes a tenu à Diamniadio son premier congrès ordinaire, une instance qui a dépassé le cadre du simple bilan pour fixer les orientations de la formation politique. À cette occasion, les congressistes réunis en séance plénière ont adopté une motion de reconnaissance officielle qui revient sur la trajectoire de l’organisation et définit sa doctrine face à l’exercice des charges publiques.
Un bilan axé sur la souveraineté économique et la refondation
Le texte approuvé par les congressistes retrace le cycle de luttes ayant mené aux victoires électorales de l’année 2024, des succès qualifiés de fruits d’une mobilisation populaire exceptionnelle. Au-delà des étapes électorales, la motion se concentre sur la gestion des affaires publiques entre 2024 et 2026. Malgré un contexte caractérisé par d’importantes contraintes économiques et institutionnelles, la formation politique estime avoir instauré une nouvelle phase de gouvernance déclinée autour de trois priorités :
- La transparence des finances publiques ;
- La modernisation structurelle de l’État ;
- Le repositionnement stratégique dans les secteurs clés du tissu économique.
Le document met particulièrement en avant les processus de renégociation des contrats engagés dans les secteurs minier, pétrolier et gazier. Ces initiatives sont présentées par la formation politique comme des leviers essentiels pour matérialiser la reconquête de la souveraineté économique nationale.
Hommage aux cadres et affirmation de la primauté du « Projet »
Sur le plan politique interne, la motion rend un hommage appuyé à Ousmane Sonko, décrit comme la figure centrale de la construction idéologique du mouvement, de la structuration interne du parti et des dynamiques politiques ayant conduit à l’alternance. Les responsables gouvernementaux ainsi que les cadres ayant exercé des fonctions administratives ou ministérielles entre 2024 et 2026 ont également été félicités pour leur engagement et leur sens du sacrifice.
Au-delà des trajectoires individuelles, la direction du parti a profité de ce congrès pour poser une ligne doctrinale claire : l’exercice des fonctions publiques est défini comme temporaire, tandis que le « Projet » a vocation à s’inscrire dans le temps long. Se définissant comme un mouvement de transformation historique plutôt que comme une simple force de gestion administrative, Pastef érige les acquis de ces deux dernières années en un patrimoine politique collectif destiné à structurer les combats futurs pour la justice sociale, la souveraineté et la refondation de l’État. Les travaux se sont conclus sur une affirmation de continuité, le parti précisant que la mise en œuvre de ses idéaux se poursuivra sous d’autres formes, indépendamment des responsabilités gouvernementales directes.




