🇾🇳 SĂ©nĂ©gal: de nouvelles universitĂ©s et des ISEP dans les rĂ©gions

🇾🇳 SĂ©nĂ©gal: de nouvelles universitĂ©s et des ISEP dans les rĂ©gions

Le chef de l’Etat, Macky Sall a rencontrĂ©  jeudi la communautĂ© universitaire. Un moment privilĂ©giĂ© de rĂ©flexion, d’échanges et d’évaluation pour orienter les prises de dĂ©cision dans l’objectif d’amĂ©liorer le systĂšme.

Dans sa leçon inaugurale, le prĂ©sident Macky Sall a rappelĂ© les efforts budgĂ©taires et rĂ©alisations substantielles au profit du secteur. Une  rencontre qui a vu la participation de recteurs et directeurs d’instituts.

Abordant les perspectives, le chef de l’Etat a citĂ© la construction de l’UniversitĂ© Souleymane Niang de Matam et l’UniversitĂ© du SĂ©nĂ©gal oriental, les huit ISEP en cours de rĂ©alisation par l’Etat avec le soutien de la Banque mondiale (Kaffrine, Kaolack, KĂ©dougou, Kolda, Tambacounda, SĂ©dhiou, Fatick et Louga) et celui de MbackĂ© avec l’appui de la coopĂ©ration allemande.

A terme, a-t-il soutenu, le SĂ©nĂ©gal disposera d’un rĂ©seau de 14 ISEP permettant « une meilleure Ă©quitĂ© territoriale en matiĂšre d’enseignement supĂ©rieur, axĂ© sur la diversification des filiĂšres et leur professionnalisation qui facilite l’employabilitĂ© des diplĂŽmĂ©s ». 

Il a Ă©galement citĂ© « la mise en place de plateformes d’enseignement bimodal, la dĂ©matĂ©rialisation des procĂ©dures dans les UniversitĂ©s et la nouvelle armature institutionnelle portĂ©e par la signature des dĂ©crets d’application de la loi sur les UniversitĂ©s publiques ».

Selon lui, « cette derniĂšre dĂ©cision favorise l’harmonisation d’organes tels que les Conseils d’administration et les Conseils acadĂ©miques pour faciliter une meilleure gouvernance des UniversitĂ©s ».

MalgrĂ© ces efforts budgĂ©taires et ces rĂ©alisations substantiels, Macky Sall se dit « conscient » des limites, soulignant qu’il reste « encore du chemin Ă  faire pour construire le systĂšme d’enseignement supĂ©rieur de nos rĂȘves ». 

Il a notĂ© qu’à bien des Ă©gards, l’UniversitĂ© « continue d’ĂȘtre instable et de produire des performances relativement en deçà des attentes (
) ». A cela s’ajoutent « l’accroissement exponentiel des effectifs d’étudiants, ce qui implique l’accĂ©lĂ©ration des chantiers d’infrastructures et d’équipements, l’insuffisance des personnels d’enseignement et de recherche, le financement limitĂ© de la recherche ».

Il y a aussi la faiblesse des rĂ©sultats dans bien des facultĂ©s et UFR, notamment au 1er cycle, la question de la reconnaissance de certains diplĂŽmes, l’articulation encore insuffisante entre l’universitĂ©, l’entreprise et le marchĂ©.

Pour le chef de l’Etat, ce sont lĂ , « autant de chantiers Ă  construire ou Ă  parfaire ». Selon lui, gouvernement et communautĂ© universitaire ’’doivent ĂȘtre fiers’’ de ce bilan. « Nous en sommes la preuve vivante, puisque pour l’essentiel, nous sommes tous et toutes des produits de l’universitĂ© sĂ©nĂ©galaise », a affirmĂ© Macky Sall, diplĂŽmĂ© de l’Institut des sciences de la terre (IST) de l’UCAD. 

De plus, a-t-il soulignĂ©, « si nos universitĂ©s continuent d’attirer des Ă©tudiants et chercheurs d’autres pays, pas seulement de notre voisinage immĂ©diat, c’est bien parce qu’elles continuent de rĂ©pondre Ă  leur vocation de pĂŽles de diffusion du savoir et du savoir-faire ».

« Nous sommes tous parties prenantes, responsables et comptables des performances de notre UniversitĂ©. Notre dĂ©fi commun, c’est de continuer Ă  Ă©prouver et questionner notre systĂšme pour le hisser Ă  la hauteur de nos ambitions », a-t-il conclu. 

PressAfrik (Avec Aps)