Après sa participation au sommet du G20 à Johannesburg, le président français Emmanuel Macron doit arriver ce dimanche 23 novembre à Libreville pour une visite d’État destinée à relancer la coopération entre la France et le Gabon.
Une première rencontre officielle avec Brice Oligui Nguema
Le chef de l’État français est attendu en fin d’après-midi dans la capitale gabonaise pour un entretien bilatéral avec le président Brice Clotaire Oligui Nguema. Il s’agit de la première visite d’État de Macron depuis la prise de pouvoir du dirigeant gabonais, à l’issue d’une transition dont Paris estime que les étapes ont été respectées.
Pour la France, l’objectif est désormais de soutenir la dynamique politique en cours et d’établir un nouveau cadre de priorités partagées.
Une coopération économique relancée
Le volet économique figurera au cœur des échanges. Une importante délégation d’affaires française accompagnera le président français, et la signature d’une convention majeure concernant la modernisation du Transgabonais est prévue. Ce projet ferroviaire, stratégique pour le transport de marchandises et le développement national, constitue un symbole fort du partenariat renouvelé.
L’environnement comme nouveau champ d’action
Paris souhaite également renforcer sa présence dans le domaine environnemental. La visite devrait ainsi officialiser le soutien français à la création d’une école de formation dédiée à la lutte contre la criminalité environnementale, installée sur une ancienne base militaire française.
Miser sur la jeunesse et la culture
Emmanuel Macron et le président gabonais inaugureront lundi le nouvel Institut français du Gabon. Ce projet s’inscrit dans la volonté de moderniser la coopération culturelle et d’ouvrir davantage d’espaces d’échanges pour la jeunesse, considérée comme un pilier du renouveau des relations entre les deux pays.
Libreville insiste sur la souveraineté
Du côté gabonais, la présidence rappelle que cette nouvelle phase des relations extérieures devra être fondée sur la « souveraineté », le « respect mutuel » et une « coopération équilibrée ». Autant de principes que Libreville entend mettre en avant dans ses échanges avec Paris comme avec ses autres partenaires.




