Covid-19: «Butantan», l’hymne brésilien de MC Fioti pour le vaccin Coronavac

Covid-19: «Butantan», l’hymne brésilien de MC Fioti pour le vaccin Coronavac

Depuis la validation du vaccin Coronavac, une musique tourne en boucle sur les réseaux sociaux. C’est une reprise de la chanson de funk de MC Fioti « Bum Bum Tam Tam », dont les paroles ont été remplacées par « Butantan » du nom de l’institut chargé de la production du vaccin chinois Coronavac au Brésil.

Ce sont d’abord les internautes qui ont adapté les paroles de cette pièce funk, qui parle normalement de « bum bum » (fesses en portugais). Le 7 janvier, quand les résultats de l’efficacité du vaccin ont été publiés, la nouvelle version du morceau est apparue aussi. Elle a même été reprise par l’orchestre symphonique de l’État de Bahia.

Un clip tourné avec l’Institut Butantan

En voyant son succès, MC Fioti, jeune musicien funk de 26 ans a décidé de s’en emparer officiellement. En 2017, il avait été le premier Brésilien à atteindre 1 milliard et demi de vues sur YouTube avec cette chanson. Il a mis en ligne un clip de cette reprise ce samedi, qui a fait plus de trois millions et demi de vues en un peu plus d’une journée ! La chanson tourne en boucle et on a du mal à se la sortir de la tête.

MC Fioti a même tourné une partie de son clip dans l’institut Butantan. On le retrouve avec son style de chanteur de funk : lunettes de soleil, chaîne en or et sa grande mèche bleue. Mais contrairement au clip original où il est dans un décor oriental, avec des danseuses du ventre, Il déambule dans les salles du laboratoire, devant les microscopes et les doses de vaccin. Et le personnel du Butantan participe aussi au clip en dansant. C’est la première fois que les mondes du funk et de la science se rejoignent.

Un encouragement à se faire vacciner

Cette musique est donc aussi un moyen d’encourager les Brésiliens à se faire vacciner. Les quelques paroles résument le message : « c’est le vaccin qui va nous soigner du virus, qui va sauver beaucoup de monde ». Le vaccin a mis beaucoup de temps à être approuvé au Brésil, et dans un contexte très compliqué : malgré les 215 000 morts, le président minimise la pandémie depuis le début et surtout met en doute l’efficacité du vaccin, encourage les fake news.

Jair Bolsonaro en a fait une question politique. Il s’est clairement opposé au vaccin  chinois et a déclaré publiquement il ne se ferait pas vacciner. La vaccination commence timidement depuis une semaine au Brésil. Mais dans ce pays aux dimensions continentales, il y a encore très peu de vaccins qui sont arrivés, et il manque même de seringues.

Par RFI