La Méditerranée retient son souffle face à ce qui pourrait devenir l’une des pires catastrophes écologiques de la décennie. L’Arctic Metagaz, un navire russe gravement endommagé, erre au gré des courants entre les côtes libyennes, maltaises et italiennes, transformant un incident maritime en véritable bras de fer diplomatique.
📍 Une épave explosive à la dérive
Les détails rapportés par CNN et les chancelleries européennes dressent le portrait d’une situation hors de contrôle.
- Le navire et sa cargaison : Touché par des explosions inexpliquées au large de la Libye au début du mois, ce méthanier géant transporte une cargaison terrifiante : environ 900 tonnes de diesel (carburant du navire) et plus de 60 000 tonnes de Gaz Naturel Liquéfié (GNL). Des fuites de gaz ont déjà été constatées.
- Le déni et la dérive : Initialement annoncé comme coulé par la Libye, le navire, vidé de ses 30 membres d’équipage secourus, a continué sa route fantomatique pour s’approcher dangereusement de l’île italienne de Lampedusa et de Malte.
- L’impasse diplomatique : Moscou somme Rome et La Valette de prendre leurs responsabilités pour éviter la catastrophe. En retour, les garde-côtes italiens, soutenus par la Première ministre Giorgia Meloni, refusent catégoriquement de laisser cette « bombe à retardement » approcher de leurs ports.
- L’ultime recours : Face à l’impossibilité de sécuriser l’épave à quai, l’Italie et Malte envisagent la solution de la dernière chance : remorquer le géant des mers vers le large pour le couler intentionnellement dans les abysses.




