LâIran va maintenir les restrictions dâaccĂšs Ă Instagram et WhatsApp, les plateformes Ă©trangĂšres les plus populaires dans le pays, bloquĂ©es depuis plusieurs mois en raison du mouvement de contestation, a annoncĂ© le prĂ©sident Ebrahim RaĂŻssi.
âLes deux plateformes ne seront autorisĂ©es Ă fonctionner que si elles disposent dâun reprĂ©sentant lĂ©gal dans le pays pour ĂȘtre ainsi responsable des activitĂ©s de leurs utilisateursâ, a dĂ©clarĂ© le prĂ©sident RaĂŻssi Ă la tĂ©lĂ©vision mardi soir.
Les autoritĂ©s avaient imposĂ© des restrictions drastiques sur internet et les rĂ©seaux sociaux, bloquant notamment lâaccĂšs Ă Instagram et WhatsApp, aprĂšs le dĂ©but des manifestations ayant Ă©clatĂ© aprĂšs la mort en dĂ©tention de Mahsa Amini Ă la mi-septembre.
âĂ lâorigine de lâinsĂ©curitĂ© dans le paysâ
Les deux plateformes appartenant Ă Meta, la sociĂ©tĂ© amĂ©ricaine de Mark Zuckerberg, âont Ă©tĂ© Ă lâorigine de lâinsĂ©curitĂ© dans le pays lors des rĂ©centes Ă©meutesâ, a expliquĂ© M. RaĂŻssi. Mais, a-t-il ajoutĂ©, âjâai dit aux responsables du pays que les perturbations dâinternet provoquaient le mĂ©contentement de la nationâ. Des internautes espĂ©raient un assouplissement des restrictions alors que le nombre de manifestations a baissĂ© ces derniĂšres semaines.
Lâancien porte-parole du gouvernement, Ali Rabii, a averti fin janvier que les activitĂ©s dââenviron trois millions dâentreprises et lâemploi de 12 millions de personnesâ Ă©taient liĂ©s Ă internet en Iran, devenu un pays trĂšs connectĂ© ces derniĂšres annĂ©es. Instagram et WhatsApp Ă©taient les applications les plus utilisĂ©es depuis le blocage des plateformes Youtube, Facebook, Telegram, Twitter et Tiktok ces derniĂšres annĂ©es.
Avant mĂȘme la contestation, lâaccĂšs Ă internet Ă©tait restreint: sans logiciel de type VPN, lâessentiel des pages web hĂ©bergĂ©es hors du pays sont inaccessibles. Les nouvelles restrictions ont rendu difficiles lâaccĂšs au VPN. Le ministre des TĂ©lĂ©communications, Issa Zarepour, a expliquĂ© mercredi Ă la tĂ©lĂ©vision que le blocage de Whatsapp et dâInstagram avait Ă©tĂ© approuvĂ© par âle Conseil suprĂȘme de sĂ©curitĂ© nationale en prĂ©sence du prĂ©sident, du chef du pouvoir judiciaire et du chef du parlementâ. Les autoritĂ©s affirment que des centaines de personnes, dont des membres des forces de sĂ©curitĂ©, ont Ă©tĂ© tuĂ©es pendant les protestations et des milliers dâautres arrĂȘtĂ©es.
7sur7




