📈 FlambĂ©e des prix : «les prix vont se maintenir Ă  des niveaux historiquement Ă©levĂ©s jusqu’à fin 2024», le rapport alarmant de la banque mondiale 

📈 FlambĂ©e des prix :  «les prix vont se maintenir Ă  des niveaux historiquement Ă©levĂ©s jusqu’à fin  2024», le rapport alarmant de la banque mondiale 

Les prĂ©sages de la banque mondiale, sur l’Ă©volution des prix des denrĂ©es alimentaires et des produits pĂ©troliers, ne sont pas rassurante du tout.

Dans son rapport « Commodity Markets » rendu public ce mardi, la Banque mondiale informe que la guerre en Ukraine a provoquĂ© un choc majeur sur les marchĂ©s des produits de base et modifiĂ© la physionomie des Ă©changes, de la production et de la consommation dans le monde. Elle signale que «les prix vont se maintenir Ă  des niveaux historiquement Ă©levĂ©s jusqu’à la fin de 2024».

Dans son document parcouru par iGFM, L’institution financiĂšre dĂ©clare que la hausse des prix de l’énergie au cours des deux derniĂšres annĂ©es, a Ă©tĂ© la plus importante depuis la crise pĂ©troliĂšre de 1973. « Globalement, il s’agit du plus grand choc sur les produits de base que nous ayons connu depuis les annĂ©es 1970. Comme c’Ă©tait le cas Ă  l’Ă©poque, ce choc est aggravĂ© par une recrudescence des restrictions au commerce des denrĂ©es alimentaires, du carburant et des engrais », explique Indermit Gill, vice-prĂ©sident Ă  la Banque mondiale.

Hausse de plus de 50% des prix de l’Ă©nergie

Selon les prĂ©visions de l’institution, les prix de l’énergie vont probablement grimper de plus de 50 % en 2022 avant de baisser en 2023 et 2024. Les couts des biens non Ă©nergĂ©tiques, notamment les produits agricoles et les mĂ©taux devraient aussi augmenter de prĂšs de 20 % en 2022.

«Les prix des produits de base devraient rester bien supérieurs à la moyenne des cinq derniÚres années et, en cas de guerre prolongée ou de nouvelles sanctions contre la Russie, ils pourraient devenir encore plus élevés et plus volatils que ce qui est actuellement prévu», présage-t-elle.

Les perturbations du commerce et de la production pourraient aussi pousser le cours du pétrole brut (Brent) vers «une moyenne de 100 dollars le baril en 2022.» Ce qui correspond à son plus haut niveau depuis 2013 et à une augmentation de plus de 40 % par rapport à 2021.

Les coûts du gaz seront deux fois plus élevés

«Les cours du gaz naturel (europĂ©en) devraient ĂȘtre deux fois plus Ă©levĂ©s en 2022 qu’en 2021, tandis que les prix du charbon devraient ĂȘtre 80 % plus Ă©levĂ©s, soit des sommets historiques dans les deux cas», ajoute l’institution financiĂšre.

Ayhan Kose, directeur de la division Perspectives de la Banque mondiale, qui a produit le rapport, signale que la hausse des prix des denrĂ©es alimentaires et de l’énergie, «risque de freiner les progrĂšs en matiĂšre de rĂ©duction de la pauvretĂ©. En outre, cette augmentation des prix des matiĂšres premiĂšres exacerbe les pressions inflationnistes dĂ©jĂ  Ă©levĂ©es partout dans le monde.»

Risques sur le cout du pain et des patisseries

Autre mauvaise nouvelle, les cours du blĂ© qui devraient, selon les prĂ©visions, «augmenter de plus de 40 % et atteindre un niveau record en valeur nominale cette annĂ©e, ce qui pĂ©nalisera les Ă©conomies en dĂ©veloppement qui dĂ©pendent des importations de blĂ©, notamment en provenance de Russie et d’Ukraine».

Selon la banque mondiale, la forte hausse des prix des intrants, tels que l’énergie et les engrais, pourrait provoquer une baisse de la production alimentaire, notamment dans nos Ă©conomies en dĂ©veloppement. Et l’utilisation rĂ©duite d’intrants pĂšsera sur la production et la qualitĂ© des aliments, «ce qui affectera les disponibilitĂ©s alimentaires, les revenus des populations rurales et les moyens de subsistance des pauvres.» 

iGFM