đŸ‡·đŸ‡ș La CIA prĂ©vient du risque nuclĂ©aire posĂ© par un Poutine confrontĂ© Ă  des revers

đŸ‡·đŸ‡ș La CIA prĂ©vient du risque nuclĂ©aire posĂ© par un Poutine confrontĂ© Ă  des revers

Les revers militaires en Ukraine pourraient inciter le président russe Vladimir Poutine à recourir à une arme nucléaire tactique ou de faible puissance dans ce pays, a estimé jeudi le chef de la CIA, William Burns. ,

«Vu qu’il est possible que le prĂ©sident Poutine et les dirigeants russes sombrent dans le dĂ©sespoir, compte tenu des revers qu’ils ont subis jusqu’ici d’un point de vue militaire, aucun de nous ne peut prendre Ă  la lĂ©gĂšre la menace que reprĂ©sente le recours potentiel Ă  des armes nuclĂ©aires tactiques ou des armes nuclĂ©aires de faible puissance», a dĂ©clarĂ© M. Burns lors d’un discours Ă  Atlanta.

Le Kremlin a Ă©voquĂ© la mise en alerte de ses forces nuclĂ©aires «mais nous n’avons pas vraiment constatĂ© de signes concrets comme des dĂ©ploiements ou des mesures militaires qui pourraient aggraver nos inquiĂ©tudes», a ajoutĂ© le patron de la principale agence de renseignement amĂ©ricaine, qui s’exprimait devant les Ă©tudiants de l’universitĂ© Georgia Tech.

«Il est Ă©vident que nous sommes trĂšs inquiets. Je sais que le prĂ©sident (Joe) Biden est profondĂ©ment prĂ©occupĂ© par le risque d’une TroisiĂšme Guerre mondiale et fait tout pour Ă©viter de parvenir au point oĂč un conflit nuclĂ©aire devient possible», a-t-il ajoutĂ©.

La Russie dispose de nombreuses armes nuclĂ©aires tactiques, d’une puissance infĂ©rieure Ă  la bombe d’Hiroshima, conformĂ©ment Ă  sa doctrine «escalade-dĂ©sescalade» qui consisterait Ă  faire usage en premier d’une arme nuclĂ©aire de faible puissance pour reprendre l’avantage en cas de conflit conventionnel avec les Occidentaux. 

Mais cette hypothĂšse implique que «l’OTAN intervienne militairement sur le terrain en Ukraine au cours de ce conflit, et ce n’est pas une chose, comme le prĂ©sident l’a clairement fait savoir, qui est prĂ©vue», a-t-il soulignĂ©.

Rappelant avoir Ă©tĂ© ambassadeur des États-Unis Ă  Moscou, M. Burns n’a pas eu de mots assez durs pour un Vladimir Poutine «revanchard», «tĂȘtu», qui a sombrĂ© au cours des ans dans un «mĂ©lange explosif de griefs, d’ambition et d’insĂ©curité».

«Chaque jour, Poutine dĂ©montre qu’une puissance en dĂ©clin peut ĂȘtre aussi dĂ©stabilisante qu’une puissance ascendante», a-t-il ajoutĂ©.

Le journal de Montréal