Le tribunal correctionnel a condamné Coca-Cola Belgium à 40 000 euros d’amende pour homicide involontaire. Ce jugement fait suite au décès d’un technicien de 44 ans en 2021, écrasé sous une machine. Si le tribunal a sanctionné un défaut de formation, il a également reconnu une part de responsabilité de la victime.
La justice belge a tranché dans le dossier de l’accident du travail mortel survenu chez le géant des sodas. Coca-Cola Belgium a été reconnue coupable d’homicide involontaire et de coups et blessures involontaires par le tribunal correctionnel, écopant d’une amende de 40 000 euros.
Un accident tragique lors d’une réparation
Les faits remontent au 5 juin 2021. Lors d’une intervention de maintenance sur une ligne de production, un travailleur âgé de 44 ans s’est retrouvé coincé sous une table élévatrice hydraulique. L’homme a perdu la vie dans cet accident.
L’auditorat du travail de Gand avait poursuivi l’entreprise, estimant que Coca-Cola avait manqué à ses obligations légales en matière de prévention des risques et de sécurité au travail.
Défaut de formation contre imprudence
Le cœur du procès a tourné autour des circonstances exactes du drame.
La défense de Coca-Cola, représentée par Me Walter Damen, a plaidé que l’entreprise ne devait pas être condamnée simplement parce qu’elle est une multinationale. L’avocat a souligné que la victime avait pris l’initiative personnelle de se glisser sous la machine, alors que des témoins avaient conseillé d’attendre.
« Nous avons entendu les témoins qui ont affirmé qu’il fallait attendre et se sont dits surpris que la victime passe sous la machine », a argué la défense.
Responsabilités partagées
Le tribunal n’a pas suivi entièrement la défense. Les juges ont estimé que « l’absence de formation technique pour les travaux liés à la table élévatrice hydraulique » avait bel et bien contribué à la réalisation de l’accident, engageant la responsabilité pénale de l’employeur.
Toutefois, le jugement nuance cette culpabilité en reconnaissant que les responsabilités étaient partagées entre l’entreprise (pour le manque de formation) et la victime (pour son imprudence lors de l’intervention).




