L’enquête sur le cambriolage extrêmement violent, doublé d’un viol collectif, perpétré dans la nuit du 5 au 6 août 2025 à Saly Portudal, connaît un tournant décisif. Le procureur de la République près le tribunal de grande instance de Mbour a décidé de confier l’affaire à la Brigade de recherches (BR) de la gendarmerie de Saly, en remplacement du commissariat spécial qui avait mené les premières constatations.
Les faits s’étaient produits dans la résidence « Les Diamantines », propriété de l’architecte béninoise Lydia Assani, située sur la route de Nguérigne. Alors que la propriétaire se trouvait à l’étranger, sa villa a été attaquée en pleine nuit par un groupe d’environ dix-huit malfaiteurs lourdement armés. Ces derniers ont ligoté les cinq vigiles, terrorisé les enfants présents dans la maison, volé une importante somme d’argent, des bijoux, et commis un viol collectif d’une rare brutalité sur la fille adoptive de Mme Assani.
Après avoir pris la fuite à bord d’un véhicule de la famille, qu’ils ont finalement abandonné à Nguekokh, les agresseurs restent introuvables. Toutefois, des images de vidéosurveillance ont été saisies et montrent clairement certains visages, laissant espérer des identifications rapides.
Désormais en charge de l’affaire, la Brigade de recherches multiplie les auditions. Tous les membres de la famille de Lydia Assani présents au moment des faits, ainsi que les vigiles, ont été convoqués et entendus.
Quant à la victime du viol collectif, elle est actuellement prise en charge dans une structure sanitaire, où elle bénéficie d’un accompagnement médical et psychologique. Une injection prophylactique contre le VIH lui a été administrée pour limiter les risques d’infection.
Ce crime d’une extrême violence a profondément choqué l’opinion publique. La justice et les forces de l’ordre sont désormais sous pression pour élucider rapidement l’affaire et traduire les auteurs devant les tribunaux.




