La Présidente Directrice générale de Woodside Energy, Meg O’Neil, a été reçue ce lundi au Palais par le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye. La dirigeante du groupe australien, actionnaire majoritaire du champ pétrolier de Sangomar (82 % de participation), a salué « des performances exceptionnelles » dans l’exploitation du gisement.
Des perspectives évoquées avec le chef de l’État
Au sortir de l’audience, Meg O’Neil a indiqué avoir présenté au président sénégalais un état des lieux des activités en cours et échangé sur les prochaines étapes du projet. « J’ai exprimé ma fierté quant aux réalisations de l’équipe ici présente et nous avons discuté des phases à venir », a-t-elle déclaré au micro de la RTS. Elle a également souligné que le président Diomaye Faye s’est engagé à accompagner l’entreprise dans la résolution des difficultés éventuelles.
Un différend fiscal toujours en suspens
La responsable de Woodside n’a toutefois pas précisé si le contentieux qui oppose sa société à l’État sénégalais a été abordé. Le fisc réclame en effet plus de 41 milliards de francs CFA à l’opérateur de Sangomar, à la suite d’un redressement fiscal.
Contestant cette décision, la compagnie a saisi à la fois le Tribunal de grande instance de Dakar et le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI). Dans son rapport financier du deuxième trimestre 2025, Woodside affirme que « la majorité des réclamations fiscales concernent l’application d’une exonération prévue durant la phase de développement du projet ».
Un projet stratégique sous tension
Sangomar, premier champ pétrolier offshore du Sénégal, constitue un levier stratégique pour l’économie nationale. Mais le bras de fer fiscal entre l’État et Woodside jette une ombre sur la coopération. Si la compagnie insiste sur sa bonne foi contractuelle, les autorités sénégalaises semblent déterminées à défendre leurs intérêts face à un opérateur étranger détenant l’essentiel des parts.




