Le Cadre Permanent de Concertation des Prestataires du Transfert d’Argent (CPCP) a exprimé, mercredi 17 septembre, ses vives préoccupations concernant les nouvelles dispositions fiscales imposées au secteur du mobile money. Selon l’organisation, cette taxation jugée excessive menace la stabilité d’un secteur considéré comme stratégique pour l’inclusion financière au Sénégal.
Un secteur clé fragilisé
Dans son communiqué, le CPCP avertit que ces mesures pourraient provoquer de « graves perturbations » au sein d’un écosystème déjà vulnérable. Or, le Sénégal est souvent cité comme un modèle régional en matière d’accès aux services financiers. En moins d’une décennie, le mobile money a permis à des millions de citoyens d’accéder à des services bancaires jusque-là hors de portée.
Des acquis menacés
L’organisation redoute que la fiscalité envisagée n’entraîne un recul significatif, en dissuadant les usagers et en fragilisant les opérateurs. Elle souligne que ces acquis, obtenus après des années d’efforts, pourraient être compromis si les mesures fiscales ne tiennent pas compte de la réalité du secteur.
Un appel au dialogue inclusif
Le CPCP plaide pour une approche « inclusive et concertée », associant l’État, les prestataires, les opérateurs et les consommateurs, afin de trouver des solutions « équilibrées, soutenables et bénéfiques » pour l’ensemble des acteurs. L’organisation insiste également sur la nécessité de préserver l’économie numérique et sociale, avertissant que des décisions inadaptées pourraient avoir des conséquences lourdes pour le pays.




