Le ministre de l’Énergie, du Pétrole et des Mines, Birame Souleye Diop, a annoncé vendredi 28 novembre 2025, lors d’une séance de questions d’actualité à l’Assemblée nationale, une baisse des tarifs de l’électricité pour les abonnés en basse tension. Cette mesure, effective au plus tard le 1er janvier 2025, cible les ménages et les professionnels, avec une réduction de 10 % sur les premières tranches de consommation, impactant plus d’un million de foyers et 319 000 entreprises.
Une réduction ciblée sur les premières tranches de consommation
Pour les ménages (tarif domestique), la première tranche (0-150 kWh) passera de 91,17 FCFA à 82 FCFA/kWh, soit une baisse de 10 %, au bénéfice de plus d’un million d’abonnés. Cette tranche représente 70 % des factures moyennes des ménages, selon le ministre.
Pour les professionnels en basse tension (petites entreprises, commerces), la première tranche (0-50 kWh) diminue de 10 %, de 163,81 FCFA à 147,43 FCFA/kWh, touchant 319 000 abonnés, soit 82 % de la clientèle professionnelle. Diop a expliqué que cette mesure « allège le fardeau sur les ménages modestes et les PME, tout en préservant la viabilité d’ASBEF (Agence de gestion des biens de l’État du Sénégal) ».
Contexte : une décision dans le cadre du Plan de redressement économique
Cette annonce s’inscrit dans le Plan de redressement économique et social (PRES) 2025-2027, avec un budget énergie de 150 milliards FCFA pour subventionner les tarifs. Elle répond à une hausse des prix de l’énergie (gaz, fioul) de 15 % en 2024 et à des plaintes récurrentes sur les factures. Le ministre a promis une révision annuelle des tarifs, alignée sur l’inflation et les coûts de production, et une extension progressive aux tranches supérieures d’ici 2026.
Impact attendu : un allègement pour les ménages et l’économie
Plus d’un million de ménages (sur 2,5 millions abonnés) verront leur facture baisser de 5 à 10 %, soit un gain mensuel de 1 000 à 2 000 FCFA. Pour les professionnels, 319 000 PME économiseront environ 500 000 FCFA/an en moyenne, favorisant la compétitivité. Diop a souligné : « Cette mesure concrète du PRES allège le poids sur les ménages et soutient l’emploi. »




