Pour leur entrée dans « leur » compétition, les Lions de l’Atlas ont dû s’armer de patience. Bousculés par une équipe des Comores héroïque et gênés par des conditions climatiques dantesques, les hommes de Walid Regragui ont fini par faire la différence en seconde période (2-0).
Le Prince Moulay Abdellah est passé par toutes les émotions. Sous un déluge de pluie, le Maroc a d’abord cru vivre un cauchemar : un penalty raté par Soufiane Rahimi dès la 11e minute, suivi de la sortie sur blessure, en larmes, du capitaine Romain Saïss. Face à eux, le bloc comorien, bien que privé de ballon (20% de possession), a tenu bon jusqu’à la pause, regagnant les vestiaires sous les sifflets d’un public exigeant.
La lumière est venue de Madrid et d’El Kaabi
Le verrou a fini par sauter à la 55e minute. Sur un travail de Mazraoui, Brahim Diaz a fait chavirer le stade d’un plat du pied plein de sang-froid. Si Yassine Bounou a dû s’employer pour éviter l’égalisation, c’est Ayoub El Kaabi qui a mis fin au suspense. Entré en jeu, l’attaquant a inscrit l’un des plus beaux buts du tournoi d’un retourné acrobatique magistral (74e). Le Maroc remplit sa mission comptable et prend la tête de son groupe avant de défier le Mali.




