Le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andriï Sybiha, a affirmé vendredi qu’au moins 1.436 ressortissants de 36 pays africains avaient rejoint les rangs russes. Kyiv accuse Moscou de recruter ces combattants en leur promettant de l’argent ou sous la contrainte.
Des recrutements massifs et trompeurs
Selon Andriï Sybiha, la Russie attirerait des Africains avec la promesse d’une rémunération, voire en les trompant sur la nature réelle de leur engagement. “Certains ne réalisent pas pour quoi ils se battent, d’autres sont contraints de le faire”, a-t-il déclaré sur X (ancien Twitter). Le ministre a précisé que les combattants africains capturés par les forces ukrainiennes seraient traités “conformément aux normes du droit international humanitaire”.
Le diplomate a ajouté que “la plupart de ces mercenaires ne survivent pas plus d’un mois ou sont capturés lors de leur première mission de combat”. Il a exhorté les gouvernements africains à “dissuader publiquement leurs citoyens de rejoindre l’armée d’invasion russe”.
L’appel du président kényan William Ruto
Ces déclarations surviennent après un entretien téléphonique entre le président kényan William Ruto et son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky. Le dirigeant kényan a demandé la libération des citoyens kényans détenus comme prisonniers de guerre par l’Ukraine. Il a également promis de “sensibiliser les jeunes Kényans” aux dangers et à l’illégalité de ce type d’engagement.
Depuis le début de la guerre, plusieurs rapports évoquent la présence croissante de mercenaires étrangers dans les rangs russes, notamment issus d’Afrique, du Moyen-Orient et d’Asie. Kyiv estime que Moscou cherche à compenser ses pertes en recrutant dans des pays tiers, une stratégie que la Russie nie catégoriquement.




