La région tremble sur ses bases. Après les tentatives de coup d’État en Guinée-Bissau et tout récemment au Bénin, la CEDEAO ne cache plus la gravité de la situation. Mardi, le président de la Commission, Omar Touray, a dressé un constat sans appel : l’espace communautaire est en danger.
Les mots sont forts, à la hauteur de la menace qui plane sur l’Afrique de l’Ouest. « Il est justifié de déclarer que notre communauté est en état d’urgence », a lancé mardi 9 décembre Omar Touray, président de la Commission de la CEDEAO.
Une série noire
Cette déclaration intervient dans un contexte explosif :
- Il y a deux jours, une tentative de putsch a secoué le Bénin.
- Il y a dix jours, c’est la Guinée-Bissau qui faisait face à une tentative de renversement. Ajoutez à cela l’expansion continue de la menace djihadiste, et vous obtenez une zone sous haute tension. Pour Omar Touray, l’urgence est désormais d’investir massivement dans la sécurité collective.
Une formule choc sans cadre légal
Si la formule marque les esprits, elle reste pour l’instant symbolique. Un cadre de l’organisation précise qu’il s’agit « juste d’une formule pour décrire la situation ». En effet, aucun mécanisme formel d’« état d’urgence communautaire » n’existe dans les textes actuels de la CEDEAO. Il s’agit avant tout d’un électrochoc politique avant le sommet crucial des chefs d’État prévu ce dimanche.




