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đŸ‡ČđŸ‡± Mali: fin officielle de la task force Takuba, annonce la France

01/07/2022 3 min de lecture
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Takuba au Mali, c’est fini. L’Ă©tat-major français l’a confirmĂ© ce vendredi 1er juillet. Cette task force avait Ă©tĂ© lancĂ©e en mars 2020, dans le cadre de l’opĂ©ration de lutte anti-terroriste Barkhane au Mali. Elle regroupait 800 soldats de forces spĂ©ciales de dix pays europĂ©ens dont la France, la Belgique, l’Italie, l’Estonie. Les derniers militaires europĂ©ens de Takuba sont rentrĂ©s chez eux ce jeudi 30 juin. D’aprĂšs l’Ă©tat-major, cette dĂ©cision s’inscrit dans le cadre de la rĂ©organisation du dispositif militaire français au Sahel et de la fin de l’opĂ©ration Barkhane au Mali.

Bien que la France ait fait de gros efforts pour maintenir l’idĂ©e d’un engagement europĂ©en dans le Sahel, la task force Takuba telle qu’elle a Ă©tĂ© constituĂ©e ne peut plus fonctionner, dĂšs lors que l’opĂ©ration Barkhane quitte le Mali.

Le gĂ©nĂ©ral Pascal Ianni est le porte-parole de l’Ă©tat-major français. « La force Takuba avait pour vocation d’agir au Mali auprĂšs des forces armĂ©es maliennes, puis en autonome contre les groupes armĂ©s terroristes dans la zone des trois frontiĂšres. Takuba rĂ©pondait Ă  un besoin extrĂȘmement prĂ©cis ; celui du Mali Ă  la fin de l’annĂ©e 2019 et le dĂ©but de l’annĂ©e 2020, Ă  un moment oĂč les Fama faisaient face Ă  de trĂšs nombreuses attaques de la part de l’État islamique au Grand Sahara. Aujourd’hui, les conditions sont diffĂ©rentes. Ce qui est important, c’est que les pays europĂ©ens et les armĂ©es europĂ©ennes engagĂ©s dans la lutte contre les groupes terroristes avec la France, avec d’autres acteurs pour aider les pays de la rĂ©gion en fonctions des besoins qu’ils expriment. »

Quelle forme pour l’engagement europĂ©en dans la rĂ©gion ?

Pour l’heure, il ne s’agit plus d’avoir une force avec des soldats europĂ©ens dĂ©ployĂ©s ensemble sur le sol d’un pays sahĂ©lien. Pour deux raisons principales qui sont surtout politiques : l’envoi de soldats Ă  l’Ă©tranger demande un vote des parlements de chaque pays europĂ©en. Une procĂ©dure complexe et longue.

D’autre part, aucun pays sahĂ©lien pour l’heure n’a fait la demande d’un tel dispositif. D’aprĂšs l’Ă©tat-major français, des discussions seraient nĂ©anmoins en cours avec le Niger et les pays du Golfe de GuinĂ©e, pour des « partenariats bi-latĂ©raux Â».

Le Niger avait Ă©tĂ© dĂ©jĂ  Ă©voquĂ© comme point de chute pour Takuba. En tout cas, des dĂ©clarations avaient Ă©tĂ© faites par le prĂ©sident Mohamed Bazoum qui se disait ouvert Ă  des collaborations europĂ©ennes pour sĂ©curiser sa frontiĂšre avec le Mali. L’AssemblĂ©e nationale a d’ailleurs votĂ© en fĂ©vrier un texte qui prĂ©pare l’accueil de nouvelles forces Ă©trangĂšres sur le territoire nigĂ©rien.

Mais Niamey a toujours demandĂ© un ajustement Ă  ses besoins. D’aprĂšs une source proche du ministĂšre de la DĂ©fense, des discussions sont en cours avec des partenaires europĂ©ens. En mai, le chancelier allemand s’est notamment rendu Ă  Niamey, quelques semaines aprĂšs sa ministre de la DĂ©fense.

Pour rappel, l’opĂ©ration Barkhane, elle, reste au Niger. C’est notamment Ă  Niamey que se trouve la base aĂ©rienne française d’oĂč partent les avions et drones qui opĂšrent dans le Sahel.

PressAfrik

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