C’est une décision de justice au retentissement inédit dans le monde du sport africain. Ce mardi, la justice de la République du Congo (Brazzaville) a eu la main extrêmement lourde contre les dirigeants de son football national. Jean-Guy Blaise Mayolas, président de la Fédération Congolaise de Football (FECOFOOT), a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour une vaste affaire de corruption et de détournement de fonds de la FIFA.
📍 Une condamnation par contumace aux allures de purge
Le procès, qui vient clore huit mois d’enquêtes approfondies, a mis au jour un système de prédation financière au sommet de l’instance faîtière du football congolais.
- Les chefs d’accusation : Blanchiment d’argent, faux en écriture et détournement d’une enveloppe de près de 1,3 million de dollars allouée par la FIFA.
- Une affaire familiale : Fait marquant, l’épouse et le fils du président Mayolas ont écopé de la même peine (prison à vie). Le président de la FECOFOOT, ironiquement inspecteur du Trésor public de formation, était absent à l’audience et a été condamné par contumace.
- L’état-major de la fédération décimé : La justice n’a pas épargné le reste du comité exécutif. Le secrétaire général, Badji Mombo Wantete, et le trésorier, Raoul Kanda, ont tous deux été condamnés à cinq ans de prison ferme.
📍 Le naufrage du football congolais
Cette débâcle judiciaire s’inscrit dans un contexte de crise institutionnelle et sportive profonde pour les Diables Rouges du Congo.
- Guerre d’égos : Le mandat de Mayolas a été paralysé par une guerre ouverte et destructrice avec son ministre des Sports, Hugues Ngouelondélé.
- Descente aux enfers sportive : L’équipe nationale A pointe aujourd’hui à une catastrophique 134ème place mondiale au classement FIFA, enchaînant les désillusions sur la scène continentale.
- Le mépris affiché : Le dirigeant s’était tristement illustré l’année dernière avec une déclaration devenue virale. Face à la colère des supporters, il avait affirmé que le football n’était « qu’un jeu qu’il ne fallait pas trop prendre au sérieux, un peu comme le jeu de dames », demandant aux Congolais de ne pas être « trop passionnés ».




