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đŸ‡§đŸ‡« Burkina Faso: une vingtaine de civils tuĂ©s dans l’attaque d’une mine d’or dans le nord du pays

02/04/2022 3 min de lecture
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Une vingtaine de personnes ont Ă©tĂ© tuĂ©es dans la nuit du jeudi 31 mars au vendredi 1er avril dans l’attaque d’une mine d’or artisanale du nord du Burkina Faso. « Plusieurs dizaines d’hommes armĂ©s Ă  bord de motocyclettes ont attaquĂ© le site d’orpaillage de Kougdiguin » prĂšs de Barga, une localitĂ© de la commune rurale de Bouroum, dans la province du Namentenga, a rapportĂ© un habitant de la rĂ©gion Ă  l’AFP samedi.

« Malheureusement, on a enregistrĂ© une vingtaine de morts et autant de blessĂ©s Â», qui ont Ă©tĂ© Ă©vacuĂ©s au Centre hospitalier rĂ©gional (CHR) de Kaya, chef-lieu de la rĂ©gion du Centre-Nord oĂč l’attaque s’est produite, a-t-il ajoutĂ©. Un autre habitant a confirmĂ© ce bilan, parlant de vingt-deux morts et prĂ©cisant que les auteurs de l’attaque Â« sont des individus armĂ©s qui ont ouvert le feu sur les orpailleurs sans distinction Â»Â« On enregistre des femmes et des enfants parmi les victimes Â», qui ont Ă©tĂ© inhumĂ©es dans la journĂ©e de vendredi, a-t-il dit.

Une source hospitaliĂšre du CHR, jointe par l’AFP, a dĂ©clarĂ© avoir reçu une dizaine de blessĂ©s, mais que d’autres avaient Ă©tĂ© admis dans plusieurs autres centres de santĂ©. Le 12 mars, onze personnes avaient Ă©tĂ© tuĂ©es dans l’attaque d’une mine d’or artisanale Ă  Baliata, une localitĂ© situĂ©e sur l’axe Dori, chef-lieu de la rĂ©gion du Sahel, Ă©galement dans le nord du Burkina. Deux jours plus tĂŽt, une attaque similaire avait visĂ© une mine d’or sauvage de Tondobi, une localitĂ© de la commune de Seytenga, prĂšs de la frontiĂšre nigĂ©rienne, faisant une dizaine de morts, selon des sources sĂ©curitaires et locales.

Prùs d’une centaine de morts en trois semaines

Au total, depuis trois semaines, prĂšs de quatre-vingts civils et militaires ont Ă©tĂ© tuĂ©s dans des attaques attribuĂ©es Ă  des groupes armĂ©s djihadistes. « La recrudescence des attaques terroristes ces derniers temps ne peut pas et ne doit pas ĂȘtre lue comme le signe de l’inaction ou de l’inefficacitĂ© de ce que nous sommes en train de dĂ©ployer sur le terrain », a affirmĂ© vendredi le prĂ©sident par intĂ©rim du Burkina Faso, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, auteur d’un coup d’Etat le 24 janvier.

Il a annoncĂ© la crĂ©ation de comitĂ©s locaux de dialogue avec les groupes armĂ©s qui auront pour but Â« d’amĂ©nager des passerelles pour permettre Ă  ceux qui par naĂŻvetĂ©, par appĂąt du gain, par contrainte ou par dĂ©sir de vengeance ont Ă©tĂ© entraĂźnĂ©s dans une spirale extrĂ©miste Â».

Comme ses voisins malien et nigérien, le Burkina Faso est pris depuis 2015 dans une spirale de violences attribuées à des mouvements armés djihadistes, affiliés à Al-Qaida et au groupe Etat islamique, qui ont fait plus de 2 000 morts et 1,8 million de déplacés.

LeMonde

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