đŸ‡ČđŸ‡± Carnage au Mali: 132 civils tuĂ©s par de prĂ©sumĂ©s jihadistes dans le centre du pays (bilan officiel)

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Au Mali, nouveau carnage dans le centre du pays. Une attaque terroriste a visĂ© plusieurs villages appartenant Ă  la commune de Diallassagou, pendant le week-end. 132 civils maliens ont Ă©tĂ© tuĂ©s, selon un bilan officiel du gouvernement annoncĂ© lundi soir 20 juin. Les informations recueillies par RFI auprĂšs de sources sĂ©curitaires et de notabilitĂ©s locales, Ă©voquaient dĂ©jĂ  dans la journĂ©e plus d’une centaine de civils tuĂ©s. Si ces attaques n’ont pas Ă©tĂ© revendiquĂ©es, les autoritĂ©s accusent la Katiba Macina, et affirment que leurs combattants ont Ă©tĂ© identifiĂ©s parmi les auteurs. David BachĂ© a obtenu des prĂ©cisions sur le dĂ©roulĂ© de l’attaque.

Diallassagou, Diamweli, Dessagou, samedi 18 juin, puis SĂ©guĂ© dimanche. Selon plusieurs sources locales et sĂ©curitaires concordantes, les jihadistes ont surgi aux environs de 16h, samedi, et ne sont repartis qu’au milieu de la nuit : une centaine de motos avec Ă  leur bord des hommes armĂ©s. 

Les chasseurs traditionnels dozos stationnĂ©s Ă  SĂ©guĂ© ont pu repousser les assaillants, une personne aurait malgrĂ© tout Ă©tĂ© tuĂ©e dans les affrontements. Mais c’est dans les autres villages de la commune de Diallassagou que les jihadistes ont commis de terribles massacres, enlevant des groupes d’hommes pour les exĂ©cuter alentours, en diffĂ©rents lieux.  

Au passage, les jihadistes ont mis le feu au marchĂ©, aux habitations, aux boutiques et aux vĂ©hicules. Ils ont aussi emportĂ© du bĂ©tail.  

Des centaines de villageois ont pris la fuite, la plupart en direction de Bankass, Ă  une quarantaine de kilomĂštres de lĂ . 

Un accord de paix local intercommunautaire avait Ă©tĂ© conclu en fĂ©vrier de l’annĂ©e derniĂšre Ă  Diallassagou, qui avait pendant un temps fait taire les armes et permis aux habitants de circuler librement.  

L’attaque de ce samedi n’a pas Ă©tĂ© revendiquĂ©e, mais selon plusieurs sources locales concordantes, les jihadistes de la Katiba Macina, membre du Jnim, le Groupe de soutien Ă  l’Islam et aux musulmans, liĂ© Ă  Aqmi, auraient agi par mesure de reprĂ©sailles : ils reprochent Ă  certains habitants d’avoir rompu cet accord local et d’avoir notamment aidĂ© l’armĂ©e malienne et ses supplĂ©tifs russes Ă  mener rĂ©cemment des opĂ©rations dans la zone. OpĂ©rations au cours desquelles la communautĂ© peule aurait Ă©tĂ© spĂ©cifiquement visĂ©e. 

Dans un communiquĂ©, la Minusma indique avoir contactĂ© les autoritĂ©s maliennes afin de pouvoir envoyer une mission d’appui pour la protection des civils dans la zone.

La MINUSMA a immĂ©diatement pris contact avec les autoritĂ©s civiles et militaires et prĂ©voit d’envoyer une mission d’appui pour la #protectiondescivils et la stabilisation de la zone.—

MINUSMA (@UN_MINUSMA) June 19, 2022

Enfin, une autre attaque a eu lieu ce lundi matin, toujours dans la rĂ©gion de Bandiagara. Les jihadistes ont cette fois visĂ© le poste dozo, les chasseurs traditionnels, de Djiguibombo. De source sĂ©curitaire, deux morts sont Ă  dĂ©plorer. 

CommuniquĂ© du gouvernement malien annonçant 132 morts aprĂšs l’attaque survenue dans la commune de Diallassagou. © MinistĂšre de l’Administration territoriale et de la DĂ©centralisation